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DOSSIER » MÉTIERS
Supplément du magazine 30 millions d'Amis N°250 - Spécial Métier
LES METIERS DE L’EDUCATION ET DE L’ELEVAGE



Amoureux des chiens, l’éleveur canin assure la pérennité d’un standard lié à une ou plusieurs races.

On ne s’improvise pas éleveur, on le devient par passion. C’est le cas de Nathalie Conversat, éleveuse de jagdterriers, de rhodésian ridgeback et plus récemment de barbus tchèques. Une vingtaine vivent en permanence avec elle dans sa grande propriété de Seine-et-Marne. Juge à la Société centrale canine, Nathalie ne conçoit pas de faire plus d’une à deux portées par an. Ici, la qualité prime sur la quantité et la recherche du profit. Les reproducteurs sont soigneusement sélectionnés pour donner le jour à des chiots équilibrés et conformes au pedigree de la race.

Dans le secteur de l’élevage de chiens, il est très important de différencier les éleveurs LOF et les autres. Par LOF, on entend Livre des origines françaises, un document répertoriant toutes les origines des chiens de race. Créé en 1885, il fait la preuve de l’absence de croisements dans la lignée du jeune chiot, ce qui fait de lui un chien de race. Les critères pour répondre à cette appellation sont très contraignants et garantissent la bonne santé et l’équilibre psychologique de l’animal. L’éleveur LOF engage beaucoup de frais pour maintenir ce standard de qualité et le produit de la vente du chiot ne sert souvent qu’à rembourser les coûts engagés (vaccinations, tatouages, soins divers, etc.). Seuls les éleveurs propriétaires d’un grand nombre de chiens, souvent des races dans le Top 10 des chiens préférés des Français, parviennent à en vivre à plein temps. Pour les autres, la majorité, il ne s’agit que d’une passion, éventuellement un complément de revenu, comme c’est le cas de Nathalie, qui gère parallèlement une pension pour animaux. Pour les éleveurs non-LOF, la profession n’étant pas réglementée par la Société centrale canine, il y a de tout : le meilleur comme le pire.

Dans tous les cas, pour être éleveur, il faut savoir tenir le rythme ! Debout à 6 heures du matin, il doit nourrir ses protégés puis assurer le nettoyage des lieux. Au moment des chaleurs, il gère mâles et femelles pour réaliser les saillies désirées. Pendant les gestations, il veille constamment à la santé des mères. Les semaines qui précèdent et suivent l’accouchement sont souvent synonymes de nuits courtes et perturbées. Enfin, il doit accepter la séparation quand il cède les chiots à leurs nouveaux propriétaires.

Formation :

BEPA « élevage canin et félin », en deux ans après la troisième, suivi d’un bac pro dans la même spécialité.
(voir « annuaire »)
Selon la loi, toute personne dont l’activité donne lieu à la vente d’au moins deux portées par an, est considérée comme éleveur et doit posséder un certificat de capacité délivré par la Direction des services vétérinaires.

Etudes, salaires, débouchés

On ne le dira jamais assez, l’élevage est un métier de passionnés. Même si certains parviennent à se dégager un salaire suffisant à les faire vivre, la plupart doivent conserver une autre activité professionnelle qui peut être liée au monde animalier (garde d’animaux, éducation, toilettage, etc.).

Que dit la loi ?
La réglementation est différente s’il s’agit d’un élevage de moins de 10 chiens ou de 10 chiens et plus. Ceux de moins de 10 chiens relèvent de la compétence du maire à travers l’application du règlement sanitaire départemental et de ses pouvoirs de police. Le maire peut aussi intervenir en cas de bruits de voisinage. Les établissements de 10 chiens et plus relèvent de la législation sur les installations classées, gérée par la préfecture. Entre 10 et 50 chiens, le régime applicable est celui de la déclaration, à partir de 51, le régime est celui de l’autorisation.
Auteur : Gween Hamp
 
MAGAZINE 30 MILLIONS D'AMIS
N°255
Septembre 2008
Des chats à craquer
 
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