 | Le "moteur vert" en vedette aux universités d'été du cheval de trait (PAPIER D'ANGLE)
| | [CLE]Hippisme-Mag-t057[/CLE] BEAUVAIS, 4 sept 2008 (AFP) - Les premières universités d'été du cheval de trait qui se tiennent jeudi et vendredi à Beauvais (Oise) ont décerné, chiffres à l'appui, le titre de "moteur vert" à l'animal qui veut devenir un acteur du développement durable.
L'association Equiterra, organisatrice des universités d'été, a présenté avec l'appui de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) une étude sur l'impact écologique de la traction animale dans sa réintroduction en ville. Il apparaît qu'en termes d'équivalent fuel, le cheval peut être de deux à trois fois moins polluant que le camion, suivant les chantiers sur lesquels il est employé.
Pour parvenir à cette donnée, les auteurs de l'étude ont comptabilisé d'un côté la quantité de gaz à effet de serre générée par l'alimentation et l'entretien du cheval (engrais pour l'avoine, labourage mécanisé...) et de l'autre la quantité de dioxyde de carbone générée par le carburant nécessaire au fonctionnement du camion.
"Ces résultats prouvent que le cheval de trait est un véritable moteur vert moderne. Il est une solution prometteuse pour diminuer les émissions atmosphériques et réduire la dépendance au pétrole", a commenté Luc Delas, responsable d'Equiterra.
Le cheval de trait est en cours d'évaluation de son efficacité et des coûts sur plusieurs sites. A Beauvais, une expérience de ramassage du verre perdu est menée par SITA France, filiale de Suez spécialisée dans la propreté urbaine, Equiterra et les Haras nationaux. Cette opération-pilote réalisée en grandeur réelle peut être extensible aux corbeilles à papier ou à l'enlèvement des encombrants. A terme, le procédé sera proposé par SITA France aux villes intéressées par la traction hippomobile.
La ville d'Amiens (Somme) mène de son côté un expérience de transport de touristes par navettes et l'hippodrome de Chantilly a attelé des chevaux pour l'entretien de ses pistes en herbe.
Plus de 70 villes ou collectivités françaises utilisent déjà le cheval pour des tâches de voirie, d'entretien des espaces verts, d'assainissement ou de transport de personnes, selon un bilan dressé à l'automne 2007 devant le congrès des chevaux territoriaux de Trouville-sur-Mer (Calvados).
Le Luxembourgeois Pit Schlechter, président de la Fédération des utilisateurs européens de chevaux de trait (FECTU), a relevé sur le vieux continent "un progrès vers le professionnalisme" dans la traction hippomobile, même si elle conserve dans l'Europe de l'ouest une image folklorique.
Selon Pit Schlechter, le professionnalisme passe par la mesure scientifique des efforts fournis par l'animal, des pressions qu'il subit, par la construction de matériels modernes et par la mise en place de formations de longue durée pour les utilisateurs la traction animale
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phb | |  | | > Envoyer à un ami | Article mis en ligne le Jeudi 04 septembre 2008 |
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