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LE FIL INFO ANIMALIER
CONTROVERSE AU JAPON AU SUJET DE LA LOCATION DE PANDAS CHINOIS
AFP, le 08 Mai 2008 à 11h09
TOKYO, 8 mai 2008 (AFP) - L'offre du président chinois Hu Jintao de louer un couple de pandas à un zoo de Tokyo, à la demande du gouvernement japonais, suscite une controverse au Japon où des voix s'indignent que le pays puisse verser de l'argent au régime communiste chinois

M. Hu, en visite officielle au Japon pour cinq jours, a proposé mardi de louer un couple de pandas au zoo de Ueno, afin d'y remplacer le vénéré Ling Ling, dont les Japonais s'étaient amourachés, mort de vieillesse fin avril.

Le panda est une espèce menacée et la Chine, seul pays où l'ursidé vit à l'état sauvage, est réticente à donner ces animaux, préférant les "louer" aux zoos étrangers.

Mais le bail prévu avec le zoo de Ueno suscite une polémique au Japon, alimentée par les nationalistes, les défenseurs du Tibet et les protecteurs des animaux.

Le montant du contrat n'est pas fixé mais les autres zoos du Japon louent en général leur panda un million de dollars (650.000 euros) par an, selon un responsable de la préfecture de Tokyo qui gère le zoo de Ueno.

Le gouverneur de Tokyo, le nationaliste Shintaro Ishihara, a demandé aux responsables du zoo de bien étudier si la présence des pandas allait attirer davantage de visiteurs.

"Le panda n'est pas d'essence divine. Ca m'est égal qu'il y en ait ou pas" au zoo, a déclaré M. Ishihara, invitant les amoureux des ursidés à "aller les voir là où ils sont", en Chine.

Le zoo de Ueno et le gouvernement de Tokyo ont reçu quantité d'appels de Japonais qui condamnent de façon "parfois hystérique" l'éventuelle location des pandas à la Chine, a expliqué Hidemasa Hori, un responsable du zoo.

"Certains disent que le Japon ne doit pas courber l'échine et payer pour louer les pandas", a-t-il expliqué.

La répression chinoise au Tibet est aussi évoquée par certains Japonais qui dénoncent un "soutien financier" du Japon au régime de Pékin, a poursuivi M

Hori.

Il a toutefois précisé que l'argent de la location irait à un fonds de préservation de l'habitat naturel des pandas.

L'association américaine de défense des animaux PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) a appelé le Japon à ne pas prendre de pandas, arguant qu'il s'agit d'animaux et "non pas d'une marchandise".


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