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ARTICLE » ALIMENTATION
Trente ans de recherche, le 29 Mai 2007
Il y a trente ans, l’alimentation de nos compagnons à quatre pattes se limitait aux pâtées ou aux petits plats préparés par leurs maîtres. Aujourd’hui, avec la recherche, les croquettes garantissent désormais “beau poil et bon oeil".


En 2006, il ne viendrait plus à l’idée de personne de nourrir un beagle comme un saint-bernard. C’était pourtant pratique courante il y a trente ans de loger à la même enseigne tous les animaux, petits ou grands, jeunes ou vieux, sédentaires ou
sportifs ! Les connaissances en nutrition féline étant encore balbutiantes, les chats étaient nourris comme les chiens, ce qui leur a valu de souffrir de calculs rénaux. En effet, les aliments leur apportaient trop de minéraux et de céréales, mais pas assez d’énergie…


Du sur mesure

L’animal (chien ou chat), sa taille, son poids, son âge, son état physiologique (femelle gestante ou allaitante), son style de vie, toutes ces données sont désormais prises en compte pour le calcul de la ration idéale de la cinquantaine de nutriments dont il a besoin. Ces derniers sont présents en quantité suffisante dans la plupart des produits proposés dans les magasins, qu’ils soient spécialisés ou non. Avec les aliments haut de gamme, leur qualité est prise en compte et seules les matières premières les plus nobles sont retenues pour la fabrication. Les industriels sont allés encore plus loin en joignant à ces nutriments essentiels des composés assurant leur absorption et leur bonne digestion. C’est notamment le cas des Fructo - Oligosaccharides (FOS) qui favorisent l’installation d’une flore bénéfique dans le tube digestif. Un détail qui en dit long sur le degré de technicité des aliments haut de gamme, les seuls à garantir l’utilisation de nutriments bénéficiant d’une parfaite traçabilité et obéissant à un cahier des charges strict et rigoureux. Certains vétérinaires n’hésitent plus à dire que nos animaux de compagnie sont mieux alimentés que bon nombre d’humains quand leur maître se fournit dans le haut de gamme.


Des aliments qui soignent aussi

Ont également été mis sur le marché des aliments destinés à répondre à un besoin particulier : par exemple, des aliments enrichis en certains acides gras pour redonner de la brillance à un poil terne. Certains vont jusqu’à prévenir une affection fréquente – comme les aliments allégés en certains minéraux dans le cas de calculs rénaux, les aliments enrichis en fibres lors de problèmes récurrents de boules de poils chez le chat, ou encore ceux qui apportent des composés indispensables à la formation du cartilage, afin de limiter l’évolution de l’arthrose chez les sujets âgés. Enfin, certains aliments sont de véritables traitements à part entière : si votre chien est obèse par exemple, votre vétérinaire peut vous proposer des croquettes hypocaloriques et enrichies en fibres, donnant très vite la sensation de satiété, afin d’aider votre ami à retrouver la ligne. L’ère des «alicaments » aurait-elle sonné ?


Tous les aliments ne se valent pas !

Les différences de prix entre les marques de pâtées s’expliquent par la qualité des nutriments choisis pour leur fabrication. Et cela change tout : par exemple, des protéines issues des tendons ne sont pas digérées par votre ami (et n’ont donc pas d’intérêt nutritionnel) alors que celles issues de morceaux nobles de viande, de poisson ou de volaille, seront bien absorbées. C’est pourquoi, au final, les aliments haut de gamme sont plus intéressants : vous les payez plus cher au départ, mais la santé de votre ami a tout à y gagner.
Auteur : Nathalie Szapiro
journaliste
En collaboration avec
Christine Lazier, Vétérinaire
 
MAGAZINE 30 MILLIONS D'AMIS
N°254
Juillet 2008
Ils nous changent la vie
 
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