|
Chiens et chats ont besoin de puiser dans leur alimentation les protéines qu’ils ne produisent pas eux-mêmes, ou en quantité insuffisante. Présentes dans les aliments industriels, elles n’ont malheureusement pas toutes le même intérêt.
Les protéines sont des molécules complexes composées d’acides aminés. Or certains d’entre eux, essentiels à l’organisme, ne sont pas produits par lui. C’est le cas de la taurine, chez le chat. S’il la synthétise naturellement, il le fait en quantité insuffisante. Dans la nature, une alimentation carnée lui permet de profiter de celle fabriquée par un autre animal. S’il est privé de cette source extérieure, le chat peut développer de graves problèmes cardiaques et ophtalmologiques. D’où la nécessité d’en fournir, dans les pâtées et autres croquettes que nous donnons à nos animaux de compagnie.
Chiens et chats:des besoins différents
Plus un aliment apporte des acides aminés essentiels et plus les nutritionnistes parlent d’aliments «haut de gamme» (même si d’autres facteurs entrent en compte comme la digestibilité de ces protéines). Mais veillez à ne pas donner la ration d’un chat à un chien, et inversement, car haut de gamme ou pas, leurs besoins sont différents, en qualité et en quantité. Les aliments pour chats doivent être plus riches en protéines que ceux destinés aux chiens; il leur faut de 30 à 35 % de protéines (par rapport à la matière sèche alimentaire), alors que 20 ou 25% est une ration suffisante pour n chien adulte en bonne santé, qui ne fait pas d’effort particulier.
Le félin, “protéinivore” par nature et par goût
A la différence du chien, le chat, en effet, est un carnivore strict. Son organisme utilisera toujours une partie des protéines alimentaires à des fins énergétiques, quels que soient le niveau et la qualité de ces protéines. Elles sont en quelque sorte «détournées» de leur fonction noble et sont systématiquement « gaspillées» par nos félins domestiques! C’est leur nature profonde qui les rend accros aux protéines, et on ne peut leur fournir un repas où elles seraient sous-représentées sans prendre de risques pour leur santé.
Sachez décoder les étiquettes
Pour vous assurer que vous donnez bien à votre animal domestique la dose de protéines nécessaire à son bon développement, lisez attentivement les étiquettes avant d’acheter. Préférez des sources de protéines qui respectent sa nature carnivore: des viandes plutôt que du gluten de maïs, du poisson plutôt que du soja. Pour cela, la liste des matières premières, qui figurent obligatoirement dans l’ordre décroissant d’utilisation, est un bon indicateur. Les appellations «riche en (poulet, bœuf, agneau...) », « au (bœuf, foie, lapin)... », ou « au goût de... » correspondent à différents niveaux d’incorporation de ces ingrédients, qui doivent figurer très clairement sur l’étiquette du produit.
Modifiées pour raisons médicales
Lorsqu’un animal de compagnie est atteint d’une pathologie particulière, son maître eut être amené à lui proposer des protéines ayant subi un traitement. Exemples : es protéines d’origine végétale (à base de soja) ou encore celles issues à 100 % de volailles (la viande blanche étant souvent mieux tolérée que la viande rouge). « Prédigérées », ces dernières sont généralement prescrites en cas d’allergie à viande rouge. Des aliments pauvres en protéines, et qui génèrent donc peu d’urée, s’avèrent très efficaces en cas d’insuffisance rénale. Enfin, quand un chien ou un chat souffre e problèmes intestinaux, les vétérinaires recommandent le plus souvent un régime ase d’aliments aux protéines hyperdigestibles. Auteur : Nathalie Szapiro journaliste  En collaboration avec Etienne Puyanne, Vétérinaire
|