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Herbivore épris de grands espaces, animal sociable vivant à l’état sauvage en hordes, le cheval hébergé en box finit très vite par s’ennuyer.
Dans son milieu naturel, le cheval passe le plus clair de son temps à manger et à se déplacer en compagnie de ses congénères, avec lesquels il entretient d’ailleurs des rapports sociaux très riches. Mais, confiné dans un espace clos de 12 mètres carrés et privé de contacts, ce bel animal épris de liberté déprime et accumule un trop plein d’énergie qu’il lui faudra ensuite évacuer, au risque de devenir difficile à contrôler. S’il ne trouve pas de dérivatifs à son désœuvrement, il peut même développer des troubles du comportement (tics, pica, mélancolie…).
Le remède à son ennui est heureusement simple : le sortir de son univers cloîtré ! A raison d’au moins une heure par jour pour que les bienfaits de cette escapade agissent à la fois sur son moral et sur son physique. La plupart des propriétaires de chevaux s’imposent au moins une séance de travail quotidienne. Mais attention, pour être efficace, celle- ci doit commencer par une détente d’une dizaine de minutes. Cela consiste, à la longe, en liberté ou monté, à permettre à son cheval de se dégourdir les jambes et de s’échauffer progressivement. Pour éviter de blaser votre monture, variez les exercices une fois en selle.
Varier les plaisirs et offrir de la compagnie
Ne vous contentez pas d’une séance identique à chaque fois, mais alternez dressage, saut d’obstacles, travail à pied… et partez régulièrement en promenade. La découverte d’un nouveau chemin, d’odeurs différentes à chaque saison, la rencontre d’autres chevaux, chiens ou promeneurs, les bruits des voitures, du vent dans les feuilles… sont autant d’occasions pour lui de se changer les idées. Si vous n’avez pas le temps de partir plusieurs heures, prenez au moins la peine, à l’issue d’une séance de travail, de laisser votre cheval reprendre son souffle, de lui doucher les membres, de le laisser renifler voire déguster quelques brins d’herbe sur le retour à l’écurie.
Avide de contacts sociaux, le cheval apprécie vos câlins, vos gratouilles, mais son moral sera au beau fixe si vous le laissez échanger avec ses congénères. A l’occasion d’une sortie en forêt, partez avec un ou plusieurs amis à cheval. Pendant que vous discuterez, il pourra côtoyer ses copains d’écurie. Libéré au paddock (cet espace clos attenant au box), associez-le à un ou plusieurs chevaux. Il pourra ainsi jouer et se détendre en société. Mais si vous avez la chance de disposer d’un vaste terrain, offrez-lui une vie le plus conforme possible à ses besoins naturels, c’est-à- dire au pré, en liberté, et avec d’autres équidés. Veillez à installer un abri et à bien clôturer la pâture en doublant systématiquement les lices de rubans électriques. Il pourrait avoir envie d’aller brouter l’herbe du pré d’à côté…
Lutter contre l’ennui
Pour préserver l’équilibre psychologique de votre cheval entretenu au box, il est essentiel de lui permettre de communiquer avec ses voisins d’écurie et d’observer ce qui se passe à l’extérieur. Le cheval étant un herbivore qui, dans la nature, consacre près de quinze heures par jour à se nourrir, mettez suffisamment de fourrage à sa disposition pour l’occuper. Enfin, n’hésitez pas à lui donner un jouet (un vieux ballon de football, par exemple). Et s’il est vraiment anxieux et souffre de solitude, pourquoi ne pas lui trouver un animal de compagnie (poney, chèvre, mouton, poule…) ? Il ne s’en portera que mieux ! Auteur : Barbara Pinay 
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