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S’il est aujourd’hui admis que l’on peut brosser les dents des chiens et des chats, il est aussi conseillé de les aider à lutter contre le tartre, les abcès ou les gingivites, en mettant à leur disposition de quoi mâchouiller.
Comme il est impossible d’installer votre ami dans un fauteuil pour lui faire un bon détartrage – l’anesthésie générale étant incontournable – mieux vaut prévenir la survenue de la plaque dentaire. Pour cela, tout est permis : brossage avec une brosse à dents ou un doigtier pour chien, y compris sur des dents de lait, pour prendre de bonnes habitudes.
En pharmacie ou chez les vétérinaires, il existe des pâtes dentifrices étudiées spécialement pour les animaux. Les brosses à dents électriques, bien qu’elles ne soient pas conçues pour les chiens, s’avèrent très efficaces chez ces derniers. En revanche, elles sont déconseillées pour les chats qu’elles effrayent. Chien ou chat, vous pouvez d’ailleurs recourir aux croquettes abrasives prévues pour évacuer le tartre, aux lamelles à mâchouiller enrichies en enzymes nettoyantes (à condition qu’il ne les avale pas tout rond), aux comprimés qui libèrent des enzymes et des antiseptiques en bouche, aux patchs autoadhésifs à fixer sur la gencive et qui libèrent eux aussi un antiseptique…
Direction le vétérinaire !
Normalement, lorsque vous emmenez votre ami pour son rappel de vaccin, le vétérinaire en profite pour examiner ses dents et ses gencives. S’il doit l’endormir pour une toute autre raison, il pratique volontiers un bon détartrage dans la foulée. Car pour enlever la plaque dentaire et pour polir les dents traitées (afin que le tartre ne s’y redépose pas trop facilement), il doit obligatoirement passer par un endormissement. Chez les chiens de petite race, cette opération est recommandée tous les 18 mois, car le tartre laissé en place finit par faire le lit des gingivites, qui sont un nid à microbes pouvant migrer vers les voies respiratoires et même vers le cœur. Concernant les petits chiens, il faut savoir que leurs dents sont relativement grandes comparées à la taille de leurs mâchoires, et qu’elles doivent être l’objet de soins attentifs afin d’éviter les gingivites.
En cas d’inflammation des gencives, le vétérinaire peut y injecter des antibiotiques et prescrire des anti-inflammatoires. Si la dent est gâtée ou fissurée, il peut obturer avec un composite, comme le ferait notre dentiste. Enfin, quand la dent est trop abîmée et une fois la bouche désinfectée, il peut être amené à l’extraire pour éviter à l’animal d’en souffrir par la suite…
Il faut parfois arracher les dents
Certains chiens de petite race comme les teckels, les yorkshires ou les caniches, ont encore leurs dents de lait passé 7 mois. Il faut alors les extraire (toujours sous anesthésie générale), pour faciliter l’arrivée des dents définitives. Les chiens prognathes – qui ont une mâchoire inférieure placée en avant de la mâchoire supérieure – ont souvent des dents qui rentrent dans leur gencive lorsqu’ils ferment la gueule. Là encore, il n’y a d’autre choix que de les arracher (sous peine d’infections à répétition), sauf dans le cas très particulier des chiens de concours, obligés d’avoir toutes leurs dents. Pour ces derniers, des traitements orthodontiques permettent de les réaligner, mais ils sont proposés uniquement par des vétérinaires… très spécialisés !
Des signes à connaître
Si votre ami a des problèmes de tartre ou de gencive, sa mauvaise haleine aura vite fait de vous alerter. En cas d’abcès ou d’inflammation des gencives, il salive beaucoup, refuse de se nourrir, présente un gonflement ou un saignement. Devant l’un de ces symptômes, une visite chez le vétérinaire s’impose car il y a des risques qu’il souffre et devienne agressif. C’est également une urgence vétérinaire si vous décelez une odeur d’urine au niveau de sa gueule : cette fois, le problème ne vient pas des dents mais probablement d’une crise d’urée à traiter, elle aussi, au plus vite… Auteur : Nathalie Szapiro journaliste  En collaboration avec Martine Paudrat, vétérinaire
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