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Corine Lundqvist a transformé sa passion pour les main coon en profession. Elle est tout aussi fière des origines des chats qu’elle élève que de leur équilibre, leur santé et leur bien-être.
« Il y a une grande différence entre les vendeurs de chats et les éleveurs, explique Corine Lundqvist qui fait naître des chats depuis vingt ans ! Pour moi, il est tout aussi important de proposer des animaux qui ressemblent au sujet typique de leur race, qui soient en parfaite santé mais aussi capables de s’intégrer dans une famille.» Pour répondre à ces trois exigences, l’éleveur doit savoir choisir les reproducteurs, connaître leur généalogie, étudier les lignées (grâce à Internet, en échangeant des informations avec d’autres éleveurs…) pour éviter, entre autres, tout risque de consanguinité, qui peut entraîner des conséquences graves sur la santé de l’animal.
Bon sens de l’organisation et disponibilité sont indispensables
Lorsqu’elle a découvert les main coon par hasard il y a une quinzaine d’années, la jeune femme ne pensait pas du tout faire de l’élevage son métier. «J’avais apprécié le naturel de ce chat hors normes et lorsque j’ai rencontré un couple d’éleveurs réputé aux Etats-Unis quelques années plus tard, cela a été comme une révélation. Je me suis immédiatement mise en relation avec des éleveurs en France à qui j’ai acheté un couple de reproducteurs.» Nicole se professionnalise en 1996, en débutant par l’aménagement d’une chatterie. Le reste de son installation s’est fait tout naturellement. Aujourd’hui, une quarantaine de main coon occupent ses journées.
« C’est à la fois passionnant et prenant car il y a toujours à faire. Je commence le matin par le nettoyage et la désinfection des chatteries, le nourrissage, les soins aux chatons, la toilette et le brossages des adultes, énumère cette femme active. Puis vient le temps des commandes de croquettes, litières, les rendez-vous chez le vétérinaire… Il faut veiller à ce que l’environnement reste toujours agréable et propre, jouer avec les chats, les caresser, surveiller les femelles gestantes… Il faut également s’occuper des petites annonces à paraître dans la presse spécialisée, mettre à jour le site Internet, renseigner les éventuels acheteurs… Un important sens de l’organisation est indispensable à ce métier !» Sans oublier la disponibilité, car un éleveur ne connaît ni jours de congés, ni vacances. Les chats doivent être nourris et soignés tous les jours. «Mais quel bonheur de pouvoir contribuer à faire naître des chats correspondant exactement à ce que l’on souhaite pour la race, et de recevoir des lettres de familles ravies de posséder l’un des petits nés chez moi !»
Formations et certificat
S’il n’existe pas de diplôme spécifique à la profession d’éleveur de chats, les formations de type BEPA élevage canin (brevet d’études professionnelles agricoles) et Bac professionnel conduite et gestion de l’élevage canin comportent des modules dédiés au monde du chat. Le BEPA s’effectue sur deux ans, en alternance, après la troisième, la seconde ou encore un CAP. Le bac pro s’adresse quant à lui aux élèves sortant de seconde ou ayant obtenu un BEP ou un BEPA. Le certificat de capacité est indispensable pour s’installer en tant qu’éleveur. Salaire : tout dépend de la taille, du type de l’élevage ainsi que de la variation du nombre de portées selon les années. Auteur : Sophie Billon 
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