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ARTICLE » SANTÉ
Prendre en charge la douleur, le 25 Mai 2007
Un animal qui souffre peut nous le faire savoir. S’il s’agit d’un chat, il a tendance à s’isoler, à ne pas manger et parfois à se montrer agressif. S’il s’agit d’un chien, il peut rester triste dans son coin ou devenir agressif alors qu’il ne l’est pas d’habitude. Il peut aussi gémir, refuser de manger, avoir du mal à se déplacer ou réagir violemment quand on lui touche l’endroit sensible.


Les douleurs qui font suspecter une urgence

Les douleurs d’origine viscérale et de survenue brutale doivent être considérées comme des urgences, surtout si votre ami était jusqu’ici en bonne santé. S’il reste prostré dans son coin, avec un ventre très tendu, prévenez le vétérinaire de votre arrivée immédiate. En attendant, ne lui donnez rien à boire ou à manger (car une intervention chirurgicale peut être nécessaire), ni médicament.


Autres problèmes Douloureux

Ils sont légion ! Méfiez-vous car lorsqu’un animal se plaint, le problème est souvent plus important que chez l’humain. Les douleurs d’origine articulaire sont les plus fréquentes : c’est typiquement le vieux chien qui éprouve des difficultés chroniques pour se déplacer. En général, un problème d’arthrose et/ou d’atteinte de la hanche a été diagnostiqué et le vétérinaire a prescrit des anti-inflammatoires. En cas de nouvelle crise et en attendant de consulter votre praticien, vous pouvez lui donner ponctuellement du paracétamol à raison de 15mg/kg trois fois par jour (soit 300mg pour un chien de 20 kg) ou de l’aspirine à raison de 20 mg/kg trois fois par jour (soit 400 mg pour un chien de 20 kg), sauf si votre ami a une insuffisance rénale : dans ce cas, ne donnez rien sans avis vétérinaire. Attention, n’administrez jamais de paracétamol à un chat sous peine de le tuer. Vous pouvez éventuellement donner de l’acide niflumique (Felalgyl®) à raison de un ou deux comprimés par jour, selon le poids de votre compagnon, mais sachez que le vétérinaire peut préférer la cortisone, bien supportée chez le chat. Dernier point : si votre animal se met soudainement à boiter alors qu’il est encore jeune et que vous ne lui connaissez pas d’arthrose, commencez par vérifier qu’il ne s’est pas blessé sous une patte ! Si c’est le cas, désinfectez, mais ne mettez pas de pommade anti-inflammatoire en automédication, car vous risquez de faire plus de mal que de bien. Enfin, s’il a reçu un choc, vous pouvez lui donner sans danger de l’arnica 9CH (cinq granules trois fois par jour).


Des moyens efficaces !

Les vétérinaires sont de plus en plus sensibilisés à la prise en charge de la douleur chez l’animal. Ainsi, ils utilisent d’avantage d’antalgiques pendant et après une opération chirurgicale. En cas de douleurs d’origine cancéreuse, des morphiniques par voie orale ou en patch peuvent être délivrés. À côté de ces cas extrêmes, les médecines naturelles ne sont pas en reste avec le recours à l’homéopathie et à la phytothérapie pour divers traitements au long cours.
Auteur : Nathalie Szapiro
journaliste
En collaboration avec
Patrick Louveau, Vétérinaire
 
MAGAZINE 30 MILLIONS D'AMIS
N°255
Septembre 2008
Des chats à craquer
 
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