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Champignons, parasites, troubles hormonaux… le pelage de nos compagnons est mis à rude épreuve. Il faut savoir distinguer une perte de poils anodine d’un problème grave.
Ça démange et c’est d’origine allergique
• Qui est concerné?
Plus souvent les chiens. C’est un motif très fréquent de consultation.
• Quelle est la cause ?
Une réaction allergique à la salive des puces concerne plus de la moitié des cas. C’est pourquoi il est si important de traiter en prévention. Les autres allergènes se retrouvent dans l’air ambiant : acariens, pollens, moisissures, poils d’autres animaux. Des intolérances alimentaires peuvent enfin être en cause, surtout avec les protéines : lait de vache, viande de boeuf, oeuf, céréales…
• Comment ça se manifeste?
L’animal se gratte et se lèche partout où il a accès. Si les pollens sont en cause, l’animal peut en outre présenter une conjonctivite et un écoulement par la truffe.
• Que fait le vétérinaire?
Il peut recourir à des tests cutanés. Cela consiste à mettre la peau en contact avec différents allergènes et constater ceux qui provoquent une réaction locale. Le vétérinaire peut faire une prise de sang pour vérifier si l’animal fabrique des anticorps contre un allergène qu’il soupçonne d’être le coupable. Identifier la cause d’une allergie est rapide lorsqu’il s’agit des puces mais plus compliqué dans le cas des pollens ou des acariens. Lorsque l’animal est très gêné, le vétérinaire peut proposer une désensibilisation. Un traitement long (en moyenne 2 ou 3 ans à raison d’une injection par mois), qui se révèle efficace près de 8 fois sur 10 pour certaines allergies. Sinon, le vétérinaire peut traiter avec de la cyclosporine qui calme les réponses trop excessives du système immunitaire.
Ça gratte, et c’est dû à des parasites
• Qui est concerné?
Surtout les chiens. Les chiots issus d’animaleries ou d’élevages à l’hygiène douteuse sont les premierstouchés.
• Quelle est la cause ?
La gale est due à un parasite de la peau.
• Comment ça se manifeste?
Le chien se gratte partout. Des pertes de poils sont observées ça et là, ainsi que des croûtes.
• Que fait le vétérinaire?
Il prélève par grattage la partie superficielle de la peau au niveau d’une lésion et identifie le parasite de la gale au microscope. Un traitement antiparasitaire est alors proposé, en général par “spoton” ou par comprimé. Un shampooing spécifique est prescrit pour calmer les démangeaisons.
Ses poils tombent, ce sont des champignons
• Qui est concerné?
Plutôt les chats qui peuvent être porteurs de la teigne et la transmettre sans qu’eux- mêmes soient affectés.
• Quelle est la cause?
La teigne est due à un champignon transmissible à l’homme.
• Comment ça se manifeste?
Soit le chat ne présente aucun signe et c’est le médecin de la famille qui diagnostique une teigne chez le petit dernier (il demande alors au vétérinaire d’examiner le chat). Soit le chat présente des dépilations caractéristiques, en forme de pièces de monnaie.
• Que fait le vétérinaire?
En cas de doute, il prélève des squames de peau et demande au laboratoire de les mettre en culture. Si les lésions sont vraiment caractéristiques, il prescrit d’emblée un traitement antimycosique par voie orale et locale. Il peut donner un inhibiteur de croissance des puces à double dose, car ce traitement est très efficace sur la teigne. Pour les chats qui font des teignes à répétition, il faut traiter les pièces qu’ils fréquentent à l’aide de fumigènes et de sprays.
Ses poils tombent, les hormones thyroïdiennes sont en baisse
• Qui est concerné?
Plutôt les chiens âgés, notamment les caniches et les labradors.
• Quelle est la cause?
La glande thyroïdienne fonctionne au ralenti et ne produit plus assez d’hormones.
• Comment ça se manifeste?
Les poils tombent, laissant apparaître une peau rouge ou pigmentée. Le chien est ralenti, il a froid et tendance à grossir.
• Que fait le vétérinaire?
Un dosage hormonal par prise de sang permet de poser le diagnostic. Pour compenser le manque d’hormones thyroïdiennes, le vétérinaire prescrit du Lévothyrox, le même médicament que pour les humains mais à des doses beaucoup plus élevées. Il faut généralement donner ce traitement à vie et contrôler par de nouvelles prises de sang, en moyenne tous les six mois. Auteur : Nathalie Szapiro journaliste  En collaboration avec Marc Ribeaucourt, vétérinaire
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