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Ce n’est pas parce qu’ils sortent sevrés de chez l’éleveur que vous devez déjà les nourrir comme des grands! Chiots et chatons ont des besoins spécifiques car leur squelette et leurs muscles sont en pleine croissance et leur développement cérébral reste à faire. Donc, s’il y a bien une période de la vie durant laquelle il ne faut pas compter faire des économies en matière d’alimentation, c’est entre 2 et 18 mois, a fortiori pour de futurs chiens de grande race. Vous devez leur donner des aliments haut de gamme: il vous en coûtera peut-être plus au début, mais cet investissement» ne sera pas perdu puisque vous éviterez ensuite bien des problèmes articulaires ou autres…
Avec un chiot sevré
Normalement, quand vous adoptez votre ami, il n’est plus allaité, et l’éleveur a pu lui donner pendant 7 à 10 jours des aliments haut de gamme, dits « aliments starter» afin de faire la jonction avec la période de sevrage. Il en est maintenant aux aliments « Puppies », spécialement adaptés aux jeunes chiots en pleine croissance. Les croquettes haut de gamme, dites «Premium » sont le meilleur choix: vous n’arriverez pas à faire aussi bien avec une alimentation traditionnelle et cela vous reviendra plus cher. Néanmoins, si vous prenez vraiment plaisir à cuisiner, il vous faut au quotidien, pour un chiot de 10 kilos : 300grammes de viande (bœuf, agneau, poulet, canard ou poisson cuit), 120 grammes de riz avant cuisson (que vous devez bien cuire et rincer pour retirer l’amidon), 120 grammes de légumes verts (haricots, poireaux, légumes feuilles, etc.) et de carottes, une cuillerée à café de levure de bière, une autre d’huile de tournesol et 2 cuillerées à café d’un complément en vitamines et en sels minéraux prescrit par le vétérinaire. En revanche, ne mettez pas de féculents comme les pommes de terre car il les digère mal. Les croquettes haut de gamme «Puppies» vous apportent tout cela dans des proportions idéales. Elles amènent également des fructo-oligo-saccharides et de la pulpe de betterave qui stimulent sa bonne flore intestinale et empêchent donc les germes pathogènes de s’y installer (prévention des diarrhées infectieuses). Autre avantage des croquettes: comme elles ont une forte densité énergétique, votre chiot n’a pas besoin d’en manger un gros volume pour être rassasié, ce qui limite le risque de torsion de l’estomac (surtout chez un chiot de grande race). Qu’il soit nourri avec une alimentation traditionnelle ou avec des croquettes, divisez sa ration journalière par le nombre de repas à lui donner. En moyenne, il lui faut 4 repas par jour jusqu’à l’âge de 3 mois, 3 repas entre 3 et 6 mois, 2 repas entre 6 et 9 mois puis 1 ou 2 repas par jour par la suite. Les chiens de grande race et les molosses devraient en rester si possible à 2 repas par jour tout au long de leur vie, car leur système digestif est plus fragile.
Avec un chaton sevré
Plus rares sont les propriétaires qui choisissent de donner une alimentation traditionnelle à leur chat. Comme pour le chien, les ingrédients sont les mêmes : 50% de viande ou de poisson, 20% de riz bien cuit et bien rincé, 20% de légumes verts et de carottes, 10% de levure de bière, d’huile de tournesol et de compléments vitaminiques et minéraux. En revanche, un chaton comme un chat adulte doit pouvoir trouver à manger 24 heures sur 24, car c’est un grignoteur. Raison de plus pour lui donner des croquettes «Kitten» haut de gamme pour chatons: en effet, c’est mieux pour l’hygiène (et les odeurs) dans votre cuisine !
Avis d’expert: Ne donnez pas de poisson cru!
« Lorsque l’on achète ou que l’on pêche du poisson, la tentation est grande de donner des morceaux choisis à son chat ou à son chien. Le problème est que le poisson cru contient une enzyme qui détruit la vitamine B1. Or les besoins en vitamine B1 d’un chaton (et d’un chiot) sont très importants, car elle est indispensable au bon fonctionnement de son système nerveux. Ainsi, les chatons à qui l’on donne quotidiennement du poisson cru présentent-ils fréquemment des troubles nerveux qui peuvent être inquiétants. Quant à la viande crue, elle ne pose pas de problème similaire, mais expose le sujet à une parasitose… » Auteur : Nathalie Szapiro journaliste  En collaboration avec Christine Lazier, Vétérinaire
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