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ARTICLE » MÉTIERS
Maître-chien de la gendarmerie, le 29 Mai 2007
Yves et Rex forment depuis cinq ans l’un des 200 couples maître-chien de la gendarmerie. Leurs missions ? Retrouver des disparus ou participer à des arrestations. Zoom sur une profession où la complicité homme-animal est primordiale.


« Nous intervenons quand une personne ne donne plus signe de vie. Il peut s’agir d’un adolescent qui a fugué, d’une personne âgée qui ne sait plus rentrer chez elle ou, plus grave, d’un suspect en délit de fuite, explique le chef Yves Bouret, maître-chien au PSIG* de Rambouillet, dans les Yvelines. Je fais renifler longuement à mon chien un morceau de tissu ou un objet qui a appartenu au disparu. Ensuite, il va essayer de retrouver cette odeur dans un endroit où l’on pense que la personne est passée. »

Autre spécialisation du couple: la défense. Sur ce type d’intervention, Yves et Rex, son berger allemand de 8 ans, assistent d’autres équipes de gendarmes lors de perquisitions, contrôles ou arrestations. « La présence du chien a deux avantages, précise Yves, elle dissuade les personnes arrêtées d’essayer de s’enfuir et elle rassure les collègues. » Comme tous les gendarmes, Yves doit être prêt à se rendre avec Rex sur un lieu d’intervention à tout moment (le jour, la nuit, en semaine, le week-end...), et par toutes les conditions (en forêt, sous la pluie, dans le froid...).

« Nous intervenons tous les deux ou trois jours, souligne notre maître-chien. Le reste du temps est consacré aux entraînements. » Ils se déroulent sous forme de jeux, par séances de vingt-cinq minutes, ponctuées de pauses pour que l’animal récupère. Mais, quel que soit l’exercice, un chien travaille d’abord pour faire plaisir à son maître. Si le lien qui les unit n’est pas quasi fusionnel, les résultats seront plus difficiles à obtenir.


“Quand on retrouve quelqu’un ensemble, c’est très fort”

Heureusement, le courant est tout de suite passé entre Yves et Rex. Car chiens et maîtres ne se quittent jamais durant les heures de service. Yves veille chaque jour au bien-être de son compagnon. Il s’occupe de sa nourriture, de sa santé... Tous deux aiment leur métier. « La principale difficulté est d’accepter les limites de son chien, d’admettre qu’il ne sait pas tout chercher, estime Yves. Mais c’est toujours un moment très fort lorsqu’on retrouve quelqu’un ensemble et une grande satisfaction d’avoir rempli notre mission. »


Le parcours du combattant

Stupéfiants, piste, défense, explosifs... Il existe de nombreuses spécialités dans le métier de maître-chien de la gendarmerie, et le parcours pour y parvenir est bien défini. Première étape : réussir le concours de gendarme sous-officier de carrière. Après deux ans au sein d’une brigade, le gendarme peut postuler au CNICG (Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie). Il doit y passer des épreuves sportives éliminatoires et des tests « caractériologiques » (dixit la gendarmerie) pour mieux cerner son profil et ses attentes. Ensuite, dresseurs et d’instructeurs composent les duos chien-homme selon les compatibilités de chacun. Le candidat ne choisit ni son chien ni sa spécialisation.

Une centaine de couples sont formés chaque année, et les effectifs devraient augmenter prochainement. Salaire mensuel : environ 1 500 euros net en début de carrière.
Rens. : CNICG - Le Ségala - 46500 Gramat.
Tél. : 0 820 220 221 ou www.defense.gouv.fr/gendarmerie.
Auteur : Sophie Billon
 
MAGAZINE 30 MILLIONS D'AMIS
N°256
Octobre 2008
Nos chiens sont-ils dangereux?
 
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