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| ARTICLE » ALIMENTATION |
| Les allergies alimentaires, le 21 Septembre 2006 |
Chez l’animal, on appelle “allergie alimentaire” toute réaction anormale à un aliment ou incapacité de le digérer correctement. Le terme “d’intolérance alimentaire” serait donc mieux adapté. Cela peut se traduire par des diarrhées, des selles fréquentes et nauséabondes, un amaigrissement, des démangeaisons et même des otites à répétition ! En revanche, il n’y a jamais d’oedème de Quincke comme chez l’humain. D’autre part, il ne semble pas y avoir ce phénomène chez les furets et chez les oiseaux. Quelques rongeurs présentent des intolérances alimentaires. Les chats comme les chiens sont concernés. Chez ces derniers, quelques races, comme le labrador, le cocker, le boxer, le berger allemand, le colley et le bouledogue, seraient prédisposées.
[FH2]Les protéines, les premières responsables[/FH2]
Les protéines animales (lait de vache, viande de boeuf, oeuf…) ou végétales (céréales) sont les principales responsables des intolérances alimentaires observées chez le chien et le chat. Le chien peut notamment présenter une entéropathie au gluten du blé : c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle les vétérinaires déconseillent toujours de donner du pain à votre ami. Enfin, certaines molécules proches de l’histamine et présentes dans les crustacés, les fruits de mer et le chocolat peuvent déclencher une réaction de type allergique. Que cela se traduise par un problème cutané, digestif ou par des otites à répétition, la plus grosse difficulté est de trouver la ou les molécules à l’origine du problème, afin de les faire disparaître à jamais du régime alimentaire de votre chien ! Pour en savoir plus, le vétérinaire peut lui prescrire un régime d’éviction. Cela consiste à lui donner pendant un mois, des aliments qu’il n’a que peu ou jamais consommés, et rien d’autre (pas de friandises). Lorsque les troubles disparaissent, le vétérinaire vous demande de rajouter un aliment à la fois parmi ceux qu’il prenait auparavant. Par exemple, des haricots verts. Puis, lorsque cela se passe bien, de la viande de boeuf, etc., jusqu’à déclencher à nouveau les symptômes évocateurs d’une intolérance. Le dernier aliment ajouté étant le coupable, il ne vous reste plus qu’à lui proposer une alimentation sans ce dernier. Il faut être patient : 4 à 6 mois sont parfois nécessaires avant que tout rentre dans l’ordre et plusieurs aliments peuvent être incriminés. À noter : des aliments hypoallergéniques haut de gamme sont en vente chez le vétérinaire.
Gare aux aliments bas de gamme!
Il existe un risque d’intolérance accrue avec les aliments bas de gamme, car les industriels y mettent des “rehausseurs” de goût et des arômes artificiels pour les rendre plus appétents. En cas de troubles, mieux vaut consulter sans tarder votre vétérinaire, car une intolérance alimentaire n’a aucune chance de s’améliorer avec le temps, bien au contraire. Toutefois, avant d’accuser son alimentation, vérifiez que votre ami a bien été traité contre les puces et qu’il est correctement vermifugé. En effet, ces parasites peuvent entraîner des symptômes similaires !
[TMA]213[/TMA]Auteur : Nathalie Szapiro journaliste  En collaboration avec Christine Lazier, Vétérinaire
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MAGAZINE 30 MILLIONS D'AMIS
N°254 Juillet 2008 Ils nous changent la vie
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