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Vermifuger votre ami n’est pas seulement indispensable à sa santé, mais aussi à la vôtre. En effet, certains vers du chien et du chat sont transmissibles à l’homme et les conséquences risquent d’être graves. Le chat et le chien peuvent transmettre des ascaris via leurs excréments. Si un enfant met sa main à la bouche après avoir touché de la terre ou du sable ainsi souillé, il peut s’infecter. Or, en l’absence de dépistage précoce, la toxocarose peut entraîner, dans le pire des cas, la perte d’un oeil. Étant donné que beaucoup de chats se promènent de jardin en jardinet que le chien joue souvent avec les enfants, vermifuger votre compagnon est le minimum que vous puissiez faire pour préserver la santé de tout le monde. Trop de propriétaires négligent cet acte : or une enquête menée dans la région Midi-Pyrénées a montré qu’un tiers des terres prélevées était souillé par ces vers !
Les vers visés par les vermifuges
Les principaux vers contre lesquels votre ami doit être traité sont les ascaris, les ankylostomes et les ténias. Les ascaris provoquent un retard de croissance, des diarrhées, un ventre ballonné et éventuellement de la toux chez les jeunes animaux. L’infestation, souvent discrète chez l’adulte, donne un poil terne et parfois des troubles digestifs. Les ankylostomes provoquent des diarrhées, mais elles sont sanguinolentes et le chien , qui maigrit, peut saigner du nez. Dipilidium Caninum est un ténia commun au chien et au chat, classiquement transmis par les puces. Les animaux concernés peuvent présenter des coliques et des diarrhées, un amaigrissement malgré un appétit augmenté et surtout, le “signe du traîneau” : l’animal se frotte le train arrière sur le sol en raison d’un prurit anal. Ne pas voir de vers dans les selles ne veut rien dire, beaucoup d’adultes infestés ne présentent aucun signe. Pour éviter que votre ami se contamine, outre le fait de le vermifuger régulièrement, ne lui donnez pas de viscères de ruminants ou de porcs. Empêchezle d’avaler les crottes d’autres chiens et traitez-le régulièrement contre les puces. Si malgré toutes vos précautions votre animal venait à être infesté, montrez-le au vétérinaire et arrangez-vous pour qu’il ne répande pas ses excréments dans la nature.
La bonne fréquence pour traiter
Il faut traiter une chienne pendant ses chaleurs, ainsi que 10 jours avant, et après la mise bas pour éviter qu’elle ne contamine ses petits. Les autres adultes : quatre fois par an au minimum. Les chiots : dès l’âge de 15 jours puis, tous les 15 jours jusqu’au sevrage, à 2 mois avant le premier vaccin, et tous les mois jusqu’à 6 mois. Le rythme est à peu près le même pour les chats. Dans tous les cas, demandez conseil à votre vétérinaire pour savoir quel est le traitement qui lui sera le mieux adapté.
Obligatoire pour aller en Angleterre !
Pour vous accompagner en Grande-Bretagne, non seulement votre ami doit être à jour de ses vaccins, et vacciné contre la rage mais, en plus, il doit avoir été traité contre les tiques et les ténias par le vétérinaire la veille de votre départ. À cette occasion, ce dernier doit vous remettre une attestation : sans elle, votre ami sera refoulé à la douane, même si vous l’avez vermifugé quelques jours plus tôt, alors pensez-y ! Auteur : Nathalie Szapiro journaliste  En collaboration avec Philippe de Wailly, Vétérinaire
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