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Elles sont utilisées à la place ou en complément de l’allopathie, soit pour renforcer l’effet d’un médicament, soit pour en diminuer les doses. Les médecines naturelles étant enseignées au cours des études et en formation continue, les vétérinaires sont de plus en plus nombreux à les utiliser ou du moins, à en connaître les bases.
L’homéopathie
Puisqu’une substance active déclenche des troubles chez un animal sain, l’homéopathie part du principe que cette même substance soigne un animal malade présentant lesdits symptômes. Les substances utilisées sont diluées pour en réduire la toxicité. Cette médecine est fort utile, par exemple pour traiter certains troubles du comportement, pour réduire l’oedème après un choc ou une chirurgie (Arnica 9CH), etc. De plus, chez les animaux aux âges avancés et chez les femelles gestantes, l’homéopathie peut être utilisée sans danger. En revanche, elle n’a pas sa place dans le cadre d’une urgence vitale et en cas d’infection bactérienne sévère, elle ne remplace pas les antibiotiques… Chez l’animal, l’homéopathie se présente sous forme de gouttes, de granules que l’on peut mettre dans un peu d’eau, d’ampoules, de solutions buvables ou de solutions injectables.
La phytothérapie
L’usage des plantes n’a rien d’anodin: de nombreux médicaments et une majorité de traitements anticancéreux en sont directement inspirés ! Pour les animaux, on utilise de la “teinture mère” non alcoolisée, des granulés, des comprimés ou des pommades. Comme l’homéopathie, elles sont couramment utilisées chez le cheval dans le milieu des Photo : Pascal DACASA courses car de nombreux médicaments y sont interdits, ainsi que dans le milieu de l’élevage (les médicaments ne doivent pas se retrouver dans le lait des vaches ou dans la viande). Les indications sont vastes : troubles digestifs, respiratoires, à visée antiseptique ou cicatrisante. L’harpagophytum par exemple, est proposé comme traitement de fond de l’arthrose car il favorise la régénérescence du cartilage.
L’acupuncture
Pour l’acupuncteur, la maladie est la conséquence d’un tropplein ou au contraire d’un manque d’énergie interne. Il peut encore s’agir d’un blocage au niveau d’un méridien ou d’une mauvaise répartition de l’énergie entre les méridiens (sortes de voies de circulation virtuelles par où transite l’énergie). Ses indications sont multiples : soulager les douleurs, régulariser le transit intestinal, améliorer certaines dermatoses, prévenir les récidives de cystites, améliorer certains troubles du comportement comme ceux liés à l’anxiété, etc. Les vétérinaires acupuncteurs peuvent utiliser la digitopression, les aiguilles, le froid ou le chaud.
L’aromathérapie
C’est le recours à des extraits très concentrés de plantes : les huiles essentielles. Il ne faut jamais les utiliser par voie interne sans l’avis d’un professionnel car elles peuvent alors s’avérer très toxiques. Chez l’animal, la voie cutanée est également peu utilisée, car il se lèche. Ainsi l’aromathérapie est surtout utilisée en aérosol, dans le cadre d’affections respiratoires.
L’ostéopathie
Il s’agit d’une méthode thérapeutique manuelle qui soigne à l’aide de manipulations vertébrales, articulaires ou musculaires. Les vétérinaires ostéopathes l’utilisent pour certaines affections vertébrales, dans les pathologies articulaires, certaines dermatoses, pour améliorer le transit intestinal...
2 conseils pratiques
Voyez votre vétérinaire et dites-lui que vous n’êtes pas contre les médecines naturelles. S’il le juge utile, il pourra ainsi vous en proposer ou vous orienter vers un confrère plus spécialisé.
Ne pensez pas que sous prétexte qu’elles sont naturelles, elles sont inoffensives. La phytothérapie et l’aromathérapie en particulier peuvent être dangereuses si elles sont utilisées à mauvais escient : c’est pourquoi vous devez toujours donner ces traitements sous contrôle d’un vétérinaire.Auteur : Laëtitia Barlerin vétérinaire  En collaboration avec Tous les dimanches
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