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ARTICLE » SANTÉ
Des solutions pour en finir avec les démangeaisons, le 25 Mai 2007
La dermatite par allergie aux piqûres de puces est la cause d’eczéma la plus fréquente. C’est une authentique réaction allergique, ce qui suppose une sensibilisation préalable. Tous les chiens ou les chats confrontés à la présence de puces ne sont pas forcément concernés. De plus, cette réaction n’a rien à voir avec le nombre de parasites présents sur l’animal : certains vont faire une dermatite alors qu’ils sont régulièrement traités alors que d’autres, complètement envahis, ne vont pas présenter le moindre eczéma !


Une grosse crise de Démangeaison

Bien souvent, tout commence par une crise : le chien ou le chat concerné se met à se gratter sans relâche, au point que ses propriétaires se demandent “quelle mouche l’a piqué” ! Parfois encore, c’est un eczéma qui donne l’alerte : à force de se gratter toujours au même endroit (souvent le dos), les poils se font rares et des croûtes sont visibles à la place. Un avis vétérinaire est indispensable. Ce dernier commence par rechercher la présence de puces. Elles ne sont pas toujours visibles – surtout s’il y en a peu – mais le vétérinaire peut retrouver leurs déjections qui se présentent sous forme de petits grains noirs prenant une teinte rouge quand on les humidifie (il s’agit de sang digéré). Devant un diagnostic de DAPP, il fait une piqûre de corticoïde à l’animal et prescrit des corticoïdes par voie orale en relais, durant 2 à 3 semaines. La corticothérapie n’étant pas dénuée d’effets secondaires, il ne faut jamais automédiquer son animal en réutilisant de vieux comprimés, par exemple. Chez un animal refusant de prendre ses médicaments, il peut utiliser un corticoïde retard en injectable, ainsi appelé parce qu’il continue d’agir durant 3 semaines. Dans ce cas, une seule injection est nécessaire. L’un ou l’autre traitement est très efficace – l’eczéma disparaît en quelques jours – mais le problème n’est pas réglé pour autant. En effet, toute nouvelle piqûre de puce peut déclencher à nouveau une DAPP. C’est pourquoi il va falloir réduire cet ennemi à néant !


Traiter l’animal et l’environnement

Il est certes impossible d’empêcher votre compagnon de croiser à nouveau le chemin d’une puce dans sa vie, mais vous pouvez au moins limiter les dégâts en traitant préventivement votre ami grâce à des produits antiparasitaires également actifs sur les larves (produits en pipettes) et en assainissant parallèlement votre environnement. Nettoyez vos plinthes, sous vos tapis, etc. Pour vous en débarrasser, il existe des produits à utiliser en spray ou en fumigations, dans toutes les pièces fréquentées par l’animal.


La puce est un animal opportuniste !

« Contrairement au poux qui est spécifique d’un animal, la puce peut parasiter et donc piquer indifféremment un chat, un chien et même l’homme accessoirement. Elle vit également très bien hors de l’animal (dans l’environnement), ce qui explique pourquoi sa présence est si fréquente. Etant donné que votre ami croise régulièrement d’autres animaux qui peuvent être infectés (ou que vous pouvez ramener des oeufs de puces sous vos chaussures), n’oubliez pas de le traiter préventivement contre les puces, environ tous les 2 mois. Mettre un produit sur son ou est moins contraignant que traiter une maison de la cave au grenier !» .
Auteur : Nathalie Szapiro
journaliste
En collaboration avec
Patrick Louveau, Vétérinaire
 
MAGAZINE 30 MILLIONS D'AMIS
N°255
Septembre 2008
Des chats à craquer
 
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