| [CLE]Hippisme-Mag-t057[/CLE] DEAUVILLE (Calvados), 14 août (AFP) - 515 poulains pur-sang âgés d'un an seront mis aux enchères du 15 au 18 août lors de la vente d'été de yearlings de Deauville qui avait connu l'an dernier un chiffre d'affaires record de quelque 37,5 millions d'euros.
Dans l'espoir de rester sur cette note positive, la société de vente Arqana a pratiqué pour l'édition 2008 "une forte sélection" afin de présenter "un catalogue réunissant la crème de l'élevage commercial français ainsi que des yearlings élevés en Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Allemagne et Etats-Unis.
En 2007, la meilleure enchère s'était portée sur un mâle, vendu 1,4 million d'euros par le haras normand d'Etreham à l'irlandais O'Byrne. Le plus haut prix jamais enregistré à Deauville a été atteint en 2002, lorsque la famille Al-Maktoum, qui règne à Dubaï (Emirats arabes unis), était montée à deux millions d'euros pour une pouliche. La palme mondiale des yearlings revient à l'Américain Seattle Dancer, vendu 13,1 millions de dollars en 1985 dans son pays.
Qu'ils soient déposés par leur mère sur le drap de soie pourpre des grands haras ou sur l'humble paille des petites écuries, les yearlings, âgés d'un an révolu, portent les espoirs de leurs éleveurs et des propriétaires qui les engageront un an plus tard dans les courses au galop.
Les poulains qui n'ont encore rien fait de leurs quatre sabots atteignent des prix astronomiques car ils sont achetés sur la foi de leur capital génétique. Les bébés champions sont des enfants de cracks, dont les pères ont fait la monte pour des dizaines de milliers d'euros par saillie.
Quant au plus humbles, achetés sur un coup de coeur, à l'intuition ou pour le rêve, ils devront vite faire leurs preuves en course pour payer leur avoine, sous peine de finir, au mieux, comme tondeuse à gazon chez une bonne âme, ou, au pire, comme rôti.
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