Légalement, les Suisses ont le droit de cuisiner de la viande de chat. Il semblerait même que ce soit une viande très prisée. Le site Internet du quotidien suisse Le Matin, a ainsi interrogé une agricultrice jurassienne, qui avoue sans complexe manger du chat, et trouver cela "excellent" : "C'est une viande très fine [...] cela ressemble à du lapin, mais moins filandreux. Evidemment, il ne faut pas prendre de vieux matous..."
Cette agricultrice a même confié au journal la meilleure façon de cuisiner le chat : le ragoût...Et explique qu'elle n'en a pas fait depuis deux ans, mais qu'il était fréquent, à la ferme, que son mari boucher en tue un, et que naturellement, "on le mange".
La présidente de l'association SOS Chats, Tomi Tomek, a évidemment réagi à ces déclarations, et s'est dite très choquée. "Je suis dégoûtée. Elle [l'agricultrice, ndlr] en parle comme si c'était de la viande de vache ! [...] On critique toujours la Chine, mais là, on peut balayer devant notre porte. Comment peut-on laisser faire ça ?"
Néanmoins, rien dans la loi suisse n'interdit que l'on consomme du chat, tant que l'acte est personnel. "Pour soi-même, pour son usage personnel, la loi fédérale sur les denrées alimentaires ne pose pas de limites. On peut manger tout ce que l'on veut" explique Marcel Falk, porte-parole de l'Office Vétérinaire fédéral (OVF) interrogé par Le Matin.
De son côté, l'agriculture se demande, avec une bonne foi désarmante, pourquoi manger du chat donne lieu à de telles polémiques : "Qu'est-ce que je dois dire ? Ma foi, je ne sais pas. On ne fait rien de mal. On ne tue pas les chats pour le commerce ou pour la peau. C'est vrai qu'on en a gardé quelques-unes. Mais on les a fait tanner car j'ai mal au dos, et il paraît que, si on applique des peaux de chats, c'est bénéfique."
Lien direct vers l'article du Matin : l'agricultrice pousse la complaisance jusqu'à expliquer sa recette du ragoût de chat....
E.C / Le Matin